Qui regarde nos données ? Qui les utilise ?

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Chaque jour, sans forcément y penser, nous partageons des centaines d’informations numériques. Un document est enregistré dans le cloud, une visioconférence est lancée, un email est envoyé, un calendrier est synchronisé ou un fichier est partagé avec un collègue. Ces gestes sont devenus naturels. Pourtant, une question essentielle est rarement posée :

Qui regarde nos données ? Qui les utilise ?

Pendant longtemps, cette interrogation semblait réservée aux grandes entreprises ou aux administrations. Aujourd’hui, elle concerne toutes les organisations : PME, collectivités, associations, cabinets de conseil, établissements de santé ou encore professions libérales.

Au-delà de la cybersécurité, c’est désormais la maîtrise de l’information qui devient un enjeu stratégique.

Nous partageons bien plus que nous ne l’imaginons

Lorsque l’on pense aux données, on imagine souvent les informations sensibles : contrats, devis, données clients ou documents financiers.

En réalité, notre environnement numérique produit bien davantage.

Chaque jour, les outils collaboratifs enregistrent notamment :

  • les documents que nous créons ;
  • les personnes avec lesquelles nous échangeons ;
  • les horaires de connexion ;
  • les réunions auxquelles nous participons ;
  • les modifications apportées aux fichiers ;
  • les appareils utilisés ;
  • parfois même notre localisation.

Ces informations, appelées métadonnées, permettent de mieux comprendre le fonctionnement d’une organisation.

Elles possèdent une valeur considérable.

C’est pourquoi il est aujourd’hui essentiel de savoir non seulement où sont stockées les données, mais également qui peut potentiellement y accéder.

Sécurité et souveraineté : deux notions différentes

Une confusion revient souvent.

Beaucoup pensent que si une solution est sécurisée, alors le problème est résolu.

En réalité, sécurité et souveraineté répondent à deux questions différentes.

La sécurité consiste à empêcher qu’une personne non autorisée accède à vos données.

La souveraineté numérique pose une autre question :

Qui contrôle réellement votre environnement numérique ?

Autrement dit :

  • Qui héberge vos informations ?
  • Sous quelle législation ?
  • Qui décide des évolutions de la plateforme ?
  • Pouvez-vous récupérer facilement vos données si vous changez de solution ?

Nous abordons ces enjeux plus en détail dans notre article consacré aux solutions IT souveraines :

Vos données racontent l’histoire de votre entreprise

Un devis seul possède une valeur limitée.

Mais des centaines de devis, des échanges de mails, des calendriers partagés et des documents collaboratifs permettent de comprendre :

  • votre activité ;
  • vos méthodes de travail ;
  • vos partenaires ;
  • votre organisation ;
  • votre développement.

Autrement dit, vos données racontent votre entreprise.

Elles constituent aujourd’hui un véritable patrimoine numérique.

Leur protection ne concerne donc plus uniquement les services informatiques.

Elle devient une question de gouvernance.

Les plateformes cloud sont-elles un problème ?

Non.

Les solutions cloud offrent de nombreux avantages :

  • travail à distance ;
  • sauvegardes automatiques ;
  • collaboration simplifiée ;
  • mises à jour régulières.

Le véritable sujet n’est donc pas le cloud lui-même.

Il concerne le niveau de contrôle que vous conservez sur vos informations.

Certaines organisations choisissent ainsi des solutions permettant de garder la maîtrise de leur hébergement et de leurs données.

Cette démarche devient particulièrement pertinente lorsque les informations manipulées sont sensibles ou stratégiques.

Pourquoi de plus en plus d’organisations cherchent des alternatives ?

Depuis quelques années, les questions de souveraineté numérique prennent une place importante.

Les raisons sont multiples :

  • évolution des réglementations ;
  • protection des données sensibles ;
  • dépendance à certains fournisseurs ;
  • hausse des coûts des licences ;
  • volonté de privilégier des solutions européennes.

C’est dans ce contexte que les solutions open source connaissent un intérêt croissant.

Contrairement à certaines idées reçues, elles ne sont plus réservées aux profils techniques.

Nous présentons plusieurs alternatives dans nos différents articles :

Centraliser plutôt que multiplier les outils

Une autre erreur fréquente consiste à utiliser un logiciel différent pour chaque besoin.

Résultat :

  • les documents sont stockés à plusieurs endroits ;
  • les équipes utilisent différentes plateformes ;
  • les recherches deviennent plus longues ;
  • les droits d’accès se multiplient.

Cette dispersion augmente la complexité… mais aussi les risques.

À l’inverse, une plateforme collaborative centralisée permet de mieux maîtriser les échanges et de simplifier la gestion quotidienne.

C’est notamment l’approche proposée par Nextcloud :

Le RGPD ne répond pas à toutes les questions

Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) fixe un cadre essentiel pour la protection des données personnelles en Europe.

Son objectif est de garantir davantage de transparence et de contrôle pour les utilisateurs. Vous pouvez consulter les informations officielles sur le site de la CNIL : https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-protection-donnees

Cependant, être conforme au RGPD ne signifie pas automatiquement que toutes les problématiques liées à la souveraineté numérique sont résolues.

Une organisation peut parfaitement utiliser une solution conforme au RGPD tout en souhaitant davantage de maîtrise sur :

  • l’hébergement ;
  • les sauvegardes ;
  • les accès ;
  • la réversibilité des données.

Le RGPD constitue donc un socle indispensable, mais il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la gouvernance des données.

La question n’est plus « Peut-on vous pirater ? »

Pendant longtemps, la cybersécurité s’est concentrée sur les attaques informatiques.

Aujourd’hui, une autre question mérite d’être posée :

Savez-vous précisément où circulent vos données ?

Pouvez-vous identifier :

  • les personnes ayant accès aux documents sensibles ;
  • les plateformes utilisées par vos équipes ;
  • les différents espaces de stockage ;
  • les données qui continuent d’être synchronisées automatiquement ?

Dans de nombreuses organisations, la difficulté ne vient pas d’un manque de sécurité.

Elle vient d’un manque de visibilité.

Reprendre le contrôle sans compliquer le quotidien

Choisir des solutions souveraines ne signifie pas revenir en arrière ou renoncer au confort des outils modernes.

Au contraire.

L’objectif est de construire un environnement numérique capable de conjuguer :

  • simplicité d’utilisation ;
  • collaboration fluide ;
  • sécurité ;
  • transparence ;
  • maîtrise des données.

Autrement dit, un environnement dans lequel les utilisateurs travaillent naturellement, sans se demander en permanence où se trouvent leurs informations.

Vers un numérique plus responsable

La question « Qui regarde vos données ? Qui les utilise ? » dépasse aujourd’hui le simple cadre informatique.

Elle touche à la confiance.

À la gouvernance.

À l’indépendance.

Et, plus largement, à la capacité d’une organisation à rester maîtresse de son patrimoine numérique.

Les entreprises, associations, collectivités et établissements de santé n’ont pas nécessairement besoin de multiplier les outils pour mieux protéger leurs informations.

En revanche, elles ont tout intérêt à mieux comprendre où circulent leurs données et à reprendre progressivement le contrôle de leur environnement numérique.

C’est précisément cette vision qui guide les solutions collaboratives souveraines : offrir des outils performants, modernes et simples à utiliser, tout en permettant aux organisations de décider elles-mêmes où sont hébergées leurs données, qui y accède et comment elles sont utilisées.